La genèse
09/09 :
– “Salut Coco ! Je pars bientôt de Grenoble, ça te dirait qu’on se mette une mission avant la fin de l’été ? »
– « Les fées s’entêtent tu connais ? ”
En général il ne m’en faut pas plus. L’équipe (Clément, Corentin et moi même) est complète, la date est posée. la dernière sortie de l’été sera le 20 Septembre, au cœur de l’Oisans Sauvage !

Jour 1 – Montée au lac des Fétoules
Première étape de la journée, récupérer la bête (le vélo) que je chevaucherai jusqu’aux portes du Mordor (Saint-Christophe-en-Oisans). Rendez-vous 9h chez Flo, qui me prête son bolide moyennant finance (2 pains au chocolat et un récit d’aventure), je rentre préparer mes sacoches, et en route pour la gare.
Après une heure de bus, idéale pour discuter du week-end, la vraie aventure commence : faire le plein à la boulangerie. Après une tartelette et un cookie, 2h de vélo pour 900m de montée nous attendent, rien de tel pour digérer ! La route de la Bérarde offre de bien jolis points de vue, et un replat qui me donne le sourire.
Après le bonjour à Marie-Claude et une limonade à La Cordée puis 1h30 de marche jusqu’au lac des Fétoules, dernier repos avant un réveil alpin.
Sandales UL (ultra-light) aux pieds, douce lecture de Gramsci par Coco dans les oreilles, semoule aux fleurs dans l’estomac, le week-end s’annonce fameux !
Clément nous rejoint dans la soirée, moi, je dors déjà !

Jour 2 – Les fées s’entêtent !

Réveil 3h50, café, muesli (ou les deux mélangés pour certains), mon palais de doberman est comblé. Deux petites heures après le réveil, à l’issue d’une marche nocturne bien silencieuse, les difficultés commencent, je m’engage après avoir gagné un pierre-feuille-ciseau face à Coco (comme d’habitude). La frontale nous aide bien pendant la première heure de grimpe, assez simple, qui fait office d’échauffement !
Alors qu’on dépasse l’ombre de notre objectif, les doudounes tombent, et le moral se réchauffe ! De belles longueurs s’enchaînent, jusqu’au sommet de la pointe du Faune. Un regrettable incident intestinal (dont le nom de l’auteur sera tu) laissera des traces au pied de la pointe du Faune.
C’est à nouveau à mon tour de passer en tête, un 6a (*** selon les ouvreuses) peu protégeable et qui mérite ses étoiles. Vient ensuite le crux de l’ascension, 30m en 6b, 2 pitons, et peu d’équipement à placer. La ligne initiale tire sur la droite, mais têtu comme une mule, je pars tout droit, jusqu’à trouver un piton de réchappe (sur lequel on n’est pas censé déboucher). Qu’à cela ne tienne, je rejoins le dessous du toit avec la délicatesse d’un diplodocus, et clippe avec soulagement une dégaine dans un piton au milieu du toit, piton qui se déloge alors sans demander son reste. Une petite frayeur, mais un beau souvenir à ramener à la maison ! La suite se passe sans encombre, et le sommet est atteint à 19h15 à l’issue d’une courte course d’arête. Pas de temps à perdre, le soleil se couche, et une descente scabreuse nous attend par l’arête SE. Retour au bivouac avant 22h, 17h après l’avoir quitté, et Clément nous cook un plat des plus mémorables avant une nuit bien méritée.

Jour 3 – Retour maison
Ce jour aurait dû compléter le week-end avec gourmandise par l’ascension de l’arête Ouest de ce même sommet. Mais une course aura eu raison de nous (moi), et la perspective de grimper à moins de 100m à vol d’oiseau de notre trace de la veille toute la journée nous enchantait peu ! Après une grasse matinée, on rejoint nos vélos. Un arrêt inévitable à la Cordée où l’on croise, heureux hasard, l’une des ouvreuses, l’occasion de la remercier pour cette belle ligne ! Mais le bus n’attend pas, c’est avec grande douleur qu’on renonce à l’omelette qui nous semblait promise, et qu’on se remet en selle pour une descente tout schuss jusqu’à Bourg-d’Oisans ! Idéal pour la récupération et pour en prendre plein les mirettes, on arrive 10mn avant le départ, de quoi ranger les affaires tranquillement.
Une première expérience vélo-montagne pour le vélotaffeur que je suis, l’expérience sera (je l’espère) répétée et amplifiée !
















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