Récit d’aventure

Zéro carbone au cap de carbone – Randonnée en Haute-Ariège

Antoine Hurand

Le projet

Un sommet qui s’appelle cap de Carbone ! Cela vaut le coup d’y aller voir quand on s’efforce de randonner sans voiture, afin de réduire son empreinte carbone à presque zéro. Malgré son altitude modeste (1 857 m), c’est un beau belvédère de la haute vallée de l’Ariège. Cap donc sur le cap de Carbone, pour deux jours de rando initiatique du grand-père, de la grand-mère et de leur petite fille de 12 ans venue en vacances de Toussaint chez eux à Toulouse.

Le train nous dépose à 9 h 58 sur les quais de la gare de Mérens-les-Vals (1 000 m) après deux heures de voyage à papoter (TER Toulouse – Latour de Carol).

La randonnée

C’est parti pour la montée en admirant au passage l’église romane de Mérens. On fait un petit crochet en suivant le GR10 jusqu’aux sources chaudes de Mérens, petits bassins en plein air, pour le quitter par un chemin de traverse afin de rejoindre le sentier forestier qui monte dans la forêt domaniale RTM de Mérens. L’occasion d’admirer les travaux de correction torrentielle (petits barrages en travers des diverses branches du torrent, accompagnés de reboisements) réalisés par les forestiers du service de Restauration des Terrains en Montagne pour contrôler les crues qui ont dévasté le village autour des années 1900.

Puis c’est le col de Surle et la montée dans le gispet jusqu’au cap de Carbone. Descente tranquille jusqu’au col de Joux (1 702 m) où se trouve une belle cabane pastorale. Autant prendre son temps pour profiter de la montagne, on pourrait bien sûr redescendre directement sur Ax-les-Thermes pour attraper un train en fin d’après-midi pour Toulouse. Notre adorable ado va passer la première nuit de sa vie en cabane. L’initiation continue ! Une soirée mémorable au coin du feu, la réputation des cabanes pyrénéennes n’est pas surfaite.

Cabane de Joux - Pyrénées ©Antoine Hurand

Le lendemain, on suit le chemin des Bonhommes (GR 107) qu’on avait retrouvé la veille peu avant la cabane. Ce chemin suit les traces des derniers Cathares dans leur fuite vers l’Espagne. Encore un point d’histoire ! Il nous descend au village d’Orgeix par le vallon du même nom. Un peu fastidieux, mais les papotages aident notre protégée à tenir le coup.

Une courte remontée au col de Porteille sur un joli sentier posé sur ses murs de soutènement, il n’y a plus qu’à redescendre dans les bois jusqu’aux premières maisons d’Ax, à tremper ses pieds dans l ’eau chaude du bassin des eaux thermales du Ladres, et à rejoindre la gare d’Ax-les-Thermes.

Le mot de la fin

On n’attend pas longtemps le train qui nous ramène à Toulouse, cette vallée de l’Ariège est assez bien desservie. Il prend tout son temps pour nous laisser savourer cette belle aventure, initiatique à beaucoup de points de vue.

La plume de Mathilde a rédigé un récit de cette traversée de gare à gare, ce qui a fait le bonheur de la Revue pyrénéenne qui l’a publié dans son numéro 39 d’octobre 2025 : https://www.revue-pyreneenne.com/produit/revue-pyreneenne-n39-octobre-2025/           

Participez et racontez votre aventure

Ce projet d’édition est un projet collaboratif où tous les acteur·ices sont invité·es à participer.

Vous, lecteur·ice en faite également partie !

Alors n’hésitez plus, contactez nous et envoyez nous votre récit d’aventures avec photos pour le faire publier ici.

Ici, aucune question de niveau, de performance, de difficulté, toute aventure sans voiture est bonne à être racontée.
Au contraire, plus l’aventure paraît accessible, plus elle inspirera d’autres à sauter le pas !

Retrouvez d’autres sources d’inspirations dans nos guides

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *