D’entrée dans le grand bain !

Tout commence par un Montagne en Scène que l’on apprécie de moins en moins au fil des ans. On y va pour être avec les copaines mais la direction prise et la culture du toujours plus nous refroidit quelque peu. Mais contre toute attente cette édition summer est quand même bien cool, avec notamment un film d’Eline Le Ménestrel qui part en vélo grimpe en Suisse pour essayer d’enchaîner « Zahir ».
Viens ensuite une proposition des copaines d’organiser une réunion de grimpeur de tous horizons pour passer une dizaine de jour au sein de la chaîne montagneuse des Aiguilles de Bavella, en Corse. Au programme : grimpe, bière, copain, que demander de plus ? Eh bien la mobilité douce pardi !
Fort de notre immense expérience de vélo (3 GV en saucissonnant la corde tant bien que mal autour du cadre et un A/R par la Gineste cong) et de grimpe (ça, ça va, on touche un peu), je me suis dit beh pourquoi pas y aller à vélo ?!
L’idée séduit immédiatement mes deux compères et nous voilà parti·es pour organiser notre premier voyage à vélo à coup de « mais le porte bagage il se monte comme ça ou comme ça ? » et de « attend mais ça va rentrer tout ça !? ».
C’est bon an, mal an que, 2h avant le départ, on se rend compte que notre super plan cheating de la mort qui tue, qui avait pour but de faire porter la bouffe à nos compères routiers, tombe à l’eau. Finalement, l’avantage d’être 3, c’est que le matos de la cordée est le même (l’union fait la force youhou), donc on a pleeeeein de place !
Le trajet vers Bavella
Nous voici donc entassé·es dans le TER Marseille – Toulon en route pour de nouvelles aventures. Après avoir déposé nos précieux vélos dans la cale du gros bateau, place au bivouac 5 étoiles dans un couloir éclairé comme pour le 14 juillet. Arrivée en douceur à Propriano (à prononcer avec l’accent et sans le « o ») où l’on s’enfile 3 pains au chocolat chacun avant de partir sur les routes grimpantes de Corse (non sans avoir fait la connaissance d’un Grenoblois qui allait faire du vélogrimpe à Bavella, hyper original ce trip) !!


S’ensuivent des montées descentes plutôt pas si pires et des pauses miam et glouglou parce qu’on n’est pas des bêtes. Arrivée à Zonza (à prononcer avec l’accent et sans le « a ») où l’on retrouve les copains non sans s’être envoyé un bon resto auparavant. L’ambiance est au beau fixe et nous commençons à partager un peu tous nos différents plans et envies autour d’une bonne bière Corse sur la terrasse du bar de Zonza, dont le gérant deviendra vite un copain.
Après une bouffe tous ensemble, les plans sont actés et chacun va profiter d’une bonne nuit réparatrice. Notre super campement se composant d’une tente 2 places et d’un super hamac-moustiquaire-tarpe dernier cri, aimablement prêté par un copain.
L’escalade
La première GV se fera toute en douceur, avec quand même une montée-descente au col de Bavella (sans le « a » on a dit !) que l’on n’aura pas forcément envie de faire avec une grosse GV ! Très belle escalade dans les tafoni et le granit orange corse et un retour à vélo en s’arrêtant à l’auberge du col pour un rafraichissement bien mérité.
La météo n’aura pas été la plus clémente pendant ce séjour, à coup de rafales à 100 km/h et petite bruine glaçante mais il en aurait fallu bien plus pour nous arrêter. Nous avons pu grimper de somptueux cailloux adhérents et esthétiques et profiter de la magnifique vue sur tout le panorama des aiguilles avec la mer en fond. Nous nous sommes en revanche compromis et nous avons fait du stop / été pris par les copains pour les grandes voies des jours suivants, Eline soit miséricordieuse pitié !!

Un retour plein de péripéties !
Après un dernier bar et un dernier resto en compagnie de toute la troupe, c’est déjà le temps des au revoirs et du retour à vélo jusqu’à Bastia, en 2 jours histoire de profiter un peu du paysage et du voyage. C’était évidemment sans compter sur mon corps de roue libre qui sur la première descente a décidé de rendre l’âme de façon unilatérale, me donnant l’opportunité de tester ce qu’on a appelé le vélo-trottinette pour rejoindre le prochaine camping.

Après plusieurs tentatives de réparation infructueuses et un tractage en bonne et due forme à l’aide d’une branche d’arbre, de nouveaux au revoirs déchirants sont de mise avec mes deux compères que je vois partir sur la route du Nord tandis que je me résous à prendre un bus le lendemain. Ils mettront 3h30 de vélo en descente/plat pour rejoindre un super resto pizzeria en bord de mer, et 3h30 de plus le lendemain pour rejoindre Bastia après un dodo en tente dans un champ en bord d’étang.
Nous nous retrouvons à Bastia le lendemain, autour d’une bonne bouffe (plus ou moins méritée suivant les personnes) et nous flânons un peu dans la ville avant de prendre le ferry de retour le soir même, pour retrouver des rivages plus familiers.
L’arrivée à Toulon se déroule sans encombre (malgré 1h de retard) et le vélo-trottinette est de nouveau de sortie jusqu’à la gare. Malheureusement un retard n’arrivant jamais seul, cette fois c’est le train qui aura plus de 3h de retard, au grand dam de Mathou qui, joueuse, n’avait pas posé sa journée. Le train part finalement avec moins de retard que prévu et c’est avec des croissants et un café dans le ventre que nous arrivons tous trois à bon port après moultes péripéties et des souvenirs plein la caboche.
Et des souvenirs pleins la pellicule






















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