TOUS LES TRAINS Mènent à la jonte
Par Karine Maison, Camille, Antoine, Prune, Colette Alexandre et Nicolas
Après une tentative de grimpe à la Jonte avortée pour motif pluvieux l’an dernier, nous relançons le projet. Mais cette année, une idée folle nous traverse l’esprit : et si nous y allions en vélo ? Un apéro-organisation plus tard, c’est acté. Nous n’irons pas en week-end grimpe à la Jonte, nooon ! Nous partons en trip train-vélo-grimpe dans les gorges du Tarn et de la Jonte! Dément !
L’avantage de la Jonte, c’est que c’est loin de tout (à chaille quoi), certes, mais c’est aussi au milieu de tout. Ce qui nous offre plein de possibilités de chemins pour y arriver. Toutes les options de vélos-trains sont étudiées finement. Nico, notre spécialiste de la mobilité douce, nous concocte 3 itinéraires pour ce voyage, en fonction de l’importance de l’étape à vélo, le temps de train (et surtout le nombre de changements !), ainsi que le temps que chacun·e souhaite consacrer pour rejoindre notre destination.

Enceinte de quelques semaines, je savoure particulièrement cette idée de sortie en mobilité douce, sans marche d’approche interminable ni réveil à l’aube
Les teams se répartissent sur les différents itinéraires :
• Par Bollène : un peu de 🚄, beaucoup de 🚲
• Par Alès : beaucoup de 🚄, assez peu de 🚲
• Par Béziers : énooormément de 🚄, pas mal de 🚲
Peu attractive à notre goût, la dernière option ne sera pas testée cette année.
Les retrouvailles sont d’autant plus intenses après tous ces kilomètres parcourus, et nos aventures grimpantes du jour.

Antoine et Camille nous racontent leur super bivouac-dans-une-flaque, sous l’orage. Ce qui leur a valu une belle pause pour faire sécher tout le matos, cyclistes compris·es !
De nôtre côté, l’équipement aéré typique de la Jonte nous a gentiment remis·es en place. Fun fact, c’est une pierre tombée pendant un rappel sur Nico, qui le forcera à monter dans une voiture pour la première fois depuis 1 an et demi. Rien de grave mais passage aux urgences obligatoire. Nous avons presque dû l’empêcher d’y aller en vélo !


Le camping du Rozier se situe exactement à l’intersection des gorges du Tarn d’un côté, avec de belles couennes, et des gorges de la Jonte de l’autre, connues pour ses magnifiques grandes voies dans le Cirque des Vases. Nous avons donc un choix de voies infini, à 15 minutes max de vélo, et presque sur du plat. Le bonheur ! Je trouve cela tellement agréable d’avoir juste à charger mes sacoches, attacher le vélo à un arbre et partir grimper. La légère montée à vélo du matin me réveille et m’échauffe tranquillement. Tandis que le soir, ça roule tout seul jusqu’à la tente.
Nous avons donc un choix de voies infini, à 15 minutes max de vélo, et presque sur du plat. Le bonheur !
Les jours passent, les longueurs s’enchaînent, les vélos pédalent, les vautours dansent au dessus de nos têtes, les pâtes pesto sont dévorées, les rires éclatent, la pluie nous rapatrie dans la salle hors-sac, le soleil nous attire de nouveau sur ces belles falaises dolomitiques. C’est simple, fun et stimulant.
Puis vient le jour du retour. L’avantage quand on rentre à vélo, c’est que l’aventure perdure. Sacoches bien ficelées, gros câlins, dernier fou rire, et on décolle. Nous remontons La Jonte jusqu’à Cabrillac, près du Mont Aigoual où elle prend sa source. La ruine au col de Salides inspire nos âmes de photographes, le temps d’une pause ravito. Puis une course effrénée dans la descente nous mène au Gardon-de-Saint-Jean, que nous suivrons jusqu’à Saint-Jean-du-Gard. Bivouac posé au bord de l’eau, je profite de cette dernière soirée avant le grand retour à Grenoble. Une partie de l’équipe pédalera encore au gré de leurs envies pour reprendre le train un peu plus loin à Bollène, alors que Camille continuera son périple à vélo pendant encore quelques semaines. Chacun·e y trouve son compte, j’aime cette flexibilité.

La grève est annoncée, mes trains sont supprimés, les péripéties continuent. Je dois revoir mon plan pour être sûre d’arriver à temps à Grenoble pour mes cours en fin de journée. Alarme réglée sur 4h, ça va piquer mais tant pis, je dormirai dans le train ! C’est donc frontale sur le casque que je dévale les derniers kilomètres jusqu’à la gare d’Alès et me pose enfin dans le train. Heureusement à cette heure-ci, tout se déroule sans encombre. J’ai même le temps de faire une sieste avant de partir au taff !
Pfiouuu, quelle aventure palpitante, j’ai l’impression d’être partie 3 semaines ! Trop hâte de recommencer, merci les copaines !








