LA DIBO À VÉLO

Fabien Lopez, Alexis Grojean et Florian Garibal

Aller en montagne, c’est partir à l’aventure, rechercher des émotions et les partager avec ses partenaires de cordée. Et nous oublions souvent que cette aventure peut commencer dès le pas de notre porte, que le trajet en est le préambule, l’acclimatation.

C’est ce que j’ai découvert avec cette aventure. Objectif : aller au sommet de la Dibona en faisant toute l’approche à vélo.

Personnellement, mes approches à vélo se résumaient aux 10 km le long de l’Isère pour rejoindre les falaises de St-Egrève.

Alors, à l’annonce des 80 km et 1600 m de d+ pour rejoindre les Étages depuis Grenoble, le tout chargé de l’équipement de grimpe et de bivouac, j’avoue m’être un peu demandé ce que je fichais là.
Mais devant la motivation des copains, et la perspective d’un voyage différent, je me suis laissé porter.
Et c’est parti, départ 5h du matin pour éviter les chaleurs, chargement des vélos et nous prenons la route.

Personnellement, mes approches à vélo se résumaient aux 10km le long de l’Isère pour rejoindre les falaises de St-Egrève

La compagnie des voitures n’est pas très n’est pas très plaisante, mais la bande cyclable tracée jusqu’à Bourg-d’Oisans permet un doux réveil.

C’est à partir de ce point-là que le voyage à pris une autre allure. Nous suivons ensuite une piste cyclable qui nous mène jusqu’à Venosc et là, l’ambiance change totalement. Libérés des coques en métal, nous prenons réellement conscience de l’espace qui nous entoure, on se sent tout petit sur notre vélo face aux sommets que nous croisons.
Nous roulons dans un silence apaisant, entourés des bruits de la nature et des « Warf, elle est dure cette côte ».

Après Venosc, le trajet monte pas mal jusqu’à St Christophe en Oisans. Les premiers virages nous auront tellement donnés de fil à retordre que chaque épingle imposait ses 5 minutes de pause.
Arrivée aux Étages, rincés du trajet, on se trouve un coin pour bivouaquer pour la nuit et partir le lendemain au refuge du Soreiller.
Réveil le lendemain matin tranquille au bord du torrent, on transfère tout dans les sacs, on cache les vélos et c’est parti pour l’approche. Après quelques centaines de mètres, le vallon du Soreiller s’ouvre à nous. L’ambiance est hallucinante, la Dibona se découpe face à nous avec, à sa droite, la Tête du Rouget et son caillou rouge. On en oublierait presque la fatigue ! Le bivouac est posé sur les superbes plateformes accueillantes.

L’objectif initial était de monter par « Visite obligatoire », mais au vu du niveau d’énergie, de notre méconnaissance du terrain et de la grimpe en altitude, nous choisissons de partir sur la « Voie des Nains » et finir par la voie normale.
Après une bonne nuit de sommeil, c’est parti pour l’aventure. Les premières longueurs nous réveillent un peu, et, petit à petit, nous apprivoisons le terrain. L’ambiance est folle ! La paroi est magnifique, la grimpe est belle, un pur moment de bonheur. Mention spéciale pour les deux dernières longueurs où j’ai pu poser mes premiers coinceurs dans un gaz de malade. L’arrivée au sommet nous fait pleinement prendre conscience de l’aventure que nous sommes en train de vivre.
C’est dans toutes les étapes du voyage, les épreuves, les rencontres, les dépassements que s’explique le plaisir que l’on ressent d’arriver en haut. Être arrivés ici à vélo a rendu le moment encore plus fort, l’exploit encore plus grand et le moment encore plus beau. Je me suis dit : « Je n’ai besoin que de moi-même pour parcourir les montagnes ».

Encore la tête dans les nuages, on redescend se récompenser avec un super repas au refuge (bien mieux que les lyophilisés !).
Plus qu’à redescendre avec le coucher de soleil aux vélos, et à se réinstaller pour un dernier bivouac avant de repartir le lendemain matin.
Place au plaisir de légèreté dans les descentes que tu ne peux connaître qu’en t’étant battu à la montée. Tout est plus léger qu’à l’aller, la tête est vide, l’esprit est loin. Malgré la fatigue des derniers jours, on se permet même un détour par le château d’Eybens pour éviter la zone de Jarrie.
Et c’est le dur retour à la civilisation, au point de départ, bien fatigués mais tellement heureux d’avoir pu vivre cette expérience !

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