Chamrousse : sans voiture et sans stress
Par Clémence Blot et Bastien Luz
Pour que l’expérience soit 100% grenobloise, depuis chez nous, on enfourche nos métrovélos : direction la gare routière de Grenoble ! Puis, c’est le bus qui nous emmène jusqu’à la station de Chamrousse. Une fois sur place, il ne nous reste plus qu’à embarquer dans les télécabines : direction la Croix de Chamrousse. En quelques minutes, nous voilà propulsé·es à 2250 mètres.
Hier soir avant de m’endormir, je repassais toutes les manips dans ma tête : certain·es comptent les moutons… moi c’est les dégaines ! Je construis mon relais depuis mon lit, vérifie la fermeture de mes mousquetons, mets en place l’assurage… c’est bon, je suis prête !
Aujourd’hui, je réalise quand même un petit rêve : pouvoir choisir une grande voie sur un topo et aller la faire en toute autonomie : c’est fou, non ? Il y a 6 mois je touchais à peine ma première corde ! Bon, évidemment entre temps, j’ai multiplié les expériences mais pour moi les grandes voies étaient réservées aux films d’aventures en festivals !
Bref ! Aujourd’hui, nous sommes donc à Chamrousse, au couloir de Casserousse pour une grande voie de 6 longueurs (5 en fait, j’ai sauté un relais sans le voir !) sur du gneiss, j’ai hâte de découvrir ce nouveau rocher ! Les objectifs du jour sont clairs pour tout le monde : passer du temps dehors, explorer les hauteurs et savourer la journée sans pression. La formule tombe à pic : enceinte de quelques semaines, je suis très fatiguée pendant ce premier trimestre. Je savoure donc particulièrement cette idée de sortie en mobilité douce, sans marche d’approche interminable ni réveil à l’aube.
Une fois arrivé·es en haut, le froid est bien présent. Nous décidons donc d’attendre que la face que nous visons, orientée plein sud, passe doucement au soleil. Nous prenons le temps de siester au soleil et papoter à l’abri du vent.



Enceinte de quelques semaines, je savoure particulièrement cette idée de sortie en mobilité douce, sans marche d’approche interminable ni réveil à l’aube
Vers 11h, c’est le moment : nous nous mettons en route pour le début de la voie. L’approche est courte, c’est top, mais la frustration présente : nous passons sous la passerelle himalayenne sans l’emprunter… Trahison ! Instant admiration devant les lacs Roberts puis une courte portion de piste noire nous amène au pied de la voie.
À peine le temps d’enfiler les baudriers et de dérouler les cordes qu’un nuage approche, il grignote doucement l’horizon jusqu’à nous envelopper complètement. La visibilité chute, une ambiance mystique s’installe. L’idée d’avoir attendu le soleil semblait pourtant bonne…
Le secteur propose trois grandes voies assez proches les unes des autres, avec des cotations globalement similaires (moyennant quelques options d’artif si besoin). C’est vraiment parfait pour grimper à deux cordées, presque côte à côte, encore faut-il se voir !
Pour nous c’est la voie Casse du bouc au programme. La première longueur est parfaite pour prendre mes marques et découvrir ce nouveau rocher. L’escalade n’est pas particulièrement difficile mais me demande parfois de réfléchir pour bien me placer, j’adore !
Chaque cordée grimpe à son propre rythme. On profite des voix (et des blagues !) des copaines à droite et à chaque éclaircie, l’espoir renaît : « C’est sûr cette fois, on passe au-dessus du nuage ! »… mais rien n’y fait et le froid s’installe peu à peu. L’ambiance est douce et les longueurs s’enchaînent tranquillement, un peu trop d’ailleurs, j’en oublie un relais et double une longueur ! Notre plan de répartition des longueurs est tout cassé, c’est Bastien qui se coltine la dernière longueur très courte et intense.
En haut, le froid donne le rythme : rangement du matériel effectué et pique-nique vite avalé, hop, hop, hop, on entame la marche retour !
Quelques mètres dans un pierrier nous mènent au moment que j’attends secrètement depuis le début de la journée : le passage de la passerelle himalayenne ! Enfin ! Avec ce brouillard si dense, la traversée donne l’impression de pénétrer dans un autre monde : c’est irréel.
Pas de raison de traîner non plus à la Croix où la visibilité est quasi nulle : nous redescendons avec les télécabines. Et là : MAGIE, en quelques secondes, nous passons sous la couche nuageuse et découvrons la station de Chamrousse baignée de soleil. J’ai la sensation de sortir d’un rêve.

À peine le temps d’enfiler les baudriers et de dérouler les cordes qu’un nuage approche, il grignote doucement l’horizon jusqu’à nous envelopper complètement. La visibilité chute, une ambiance mystique s’installe. L’idée d’avoir attendu le soleil semblait pourtant bonne…
Le secteur propose trois grandes voies assez proches les unes des autres, avec des cotations globalement similaires (moyennant quelques options d’artif si besoin). C’est vraiment parfait pour grimper à deux cordées, presque côte à côte, encore faut-il se voir !
Pour nous c’est la voie Casse du bouc au programme. La première longueur est parfaite pour prendre mes marques et découvrir ce nouveau rocher. L’escalade n’est pas particulièrement difficile mais me demande parfois de réfléchir pour bien me placer, j’adore !
Chaque cordée grimpe à son propre rythme. On profite des voix (et des blagues !) des copaines à droite et à chaque éclaircie, l’espoir renaît : « C’est sûr cette fois, on passe au-dessus du nuage ! »… mais rien n’y fait et le froid s’installe peu à peu. L’ambiance est douce et les longueurs s’enchaînent tranquillement, un peu trop d’ailleurs, j’en oublie un relais et double une longueur ! Notre plan de répartition des longueurs est tout cassé, c’est Bastien qui se coltine la dernière longueur très courte et intense.


En haut, le froid donne le rythme : rangement du matériel effectué et pique-nique vite avalé, hop, hop, hop, on entame la marche retour !
Quelques mètres dans un pierrier nous mènent au moment que j’attends secrètement depuis le début de la journée : le passage de la passerelle himalayenne ! Enfin ! Avec ce brouillard si dense, la traversée donne l’impression de pénétrer dans un autre monde : c’est irréel.
Pas de raison de traîner non plus à la Croix où la visibilité est quasi nulle : nous redescendons avec les télécabines. Et là : MAGIE, en quelques secondes, nous passons sous la couche nuageuse et découvrons la station de Chamrousse baignée de soleil. J’ai la sensation de sortir d’un rêve.
Au départ, j’avais en tête que cela pouvait être un vrai casse-tête logistique […] Et pourtant, cette journée en est la preuve : c’est non seulement possible, mais cela peut être doux, joyeux, incroyablement ressourçant et pas plus fatiguant !
Pour clore cette belle journée, nous partageons une terrasse au soleil, une crêpe et quelques rires avant de reprendre le bus. Beaucoup de monde à l’arrêt de bus, trop cool de voir tant de gens motivés pour changer leur approche ! Bien que seulement conseillée, la réservation est quand même pas si mal si on veut rentrer chez soi ! La descente est rapide, nous retrouvons bien notre bonne vieille cuvette grenobloise sans stress, ni fatigue de la route.
Hyper reconnaissante de pouvoir vivre ce genre d’expérience et fière de savoir me débrouiller du début à la fin de la journée, je suis également très heureuse de réaliser mes sorties autant que possible en mobilité douce. Au départ, j’avais en tête que cela pouvait être un vrai casse-tête logistique : trop de contraintes, du dénivelé, du stop, des bus mal coordonnés, ou des marches interminables… tout ça, avec tout le matos sur le dos ! Et pourtant, cette journée en est la preuve : c’est non seulement possible, mais cela peut être doux, joyeux, incroyablement ressourçant et pas plus fatiguant !
Chamrousse : sans voiture et sans stress
Par Clémence Blot et Bastien Luz
















